La fille-louve : trouver sa voie grâce à ses rêves d’enfant

Rêves enfant enfance

Je suis toujours là. J’ai toujours 6 ans quelque part, au fond de moi. Les rêves ne meurent pas, ils attendent patiemment et discrètement qu’on veuille bien les accomplir. Parfois ils viennent toquer à notre conscience et leur visite n’est pas toujours agréable. Ils viennent nous rappeler que la vie sur terre n’est pas un long sommeil éveillé, elle est la scène de notre évolution, l’endroit idéal pour se métamorphoser, pour apprendre, essayer, se tromper, grandir. Et quand on en ressort affûté, sublimé, avec la conviction de savoir un peu plus qui l’on est, alors on a vraiment vécu. Qui suis-je ? Quelles caractéristiques de ma personnalité peuvent s’épanouir et apporter un petit quelque chose à ce monde ?

Il y a quelques mois, j’ai réalisé que je m’étais égarée sur un sentier un peu trop ombragé. J’avais jusque-là essayé de ne pas trop oublier mes rêves d’enfant, mais bien sûr, comme beaucoup de monde, j’avais fait des compromis, des détours, des petites, toutes petites renonciations. Et plus j’avançais, moins le paysage me paraissait être l’enchantement que j’avais tant désiré. Alors je me suis assise à l’abri d’un arbre, il m’a accueillie toutes branches ouvertes et j’ai pu prendre le temps de réfléchir : quelle est la flamme qui me permettrait de redémarrer mon grand feu ?

Pour trouver ma voie, mon chemin dans les ronces, pour m’aider à prendre des décisions et savoir quel virage amorcer, j’ai convoqué mes rêves. Je suis convaincue qu’ils font partie de nos meilleurs guides. Quand on est enfant, tout nous semble possible, les limites ne nous intéressent pas. Un peu comme des fantômes, on ne les voit même pas. À la manière du Petit Poucet, j’ai remonté la route en suivant les petits cailloux que j’avais semés. Et je sais que si ces cailloux avaient pu parler pour me conseiller, ils m’auraient posé trois questions.

Alors, c’est un peu comme si en grattant un coin du sol de la forêt, la terre sous les ongles, j’avais découvert un trésor, un secret : trois questions pour reprendre contact avec nos rêves et reprendre la route de notre futur. Je voulais vous les partager, pour qu’elles puissent vous aussi, vous guider sur votre voie.

∴ Qu’est-ce que j’aimais faire ?

Dès que j’ai su écrire, j’ai fabriqué des livres. À coups de crayons, feuilles, stylos, agrafes, colle, je donnais vie aux histoires qui tournaient dans ma tête. Des sorcières, des crocodiles qui parlent, des chats malicieux. Je construisais des cabanes entre deux arbres et je menais des cérémonies funéraires pour les animaux (si, si, je vous assure). Mes meilleurs amis étaient les grenouilles et le ruisseau. Je m’improvisais potière les mains dans la terre humide, je partais en exploration dans les prairies. J’observais, silencieuse. Je ressentais. Je me racontais des contes extraordinaires et je voulais transformer mes journées en poésie.

∴ Qu’est-ce que je voulais faire plus tard ?

Je voulais devenir écrivain, parce qu’écrire a toujours été la chose la plus facile à faire pour moi. Éleveuse de loups, entre le sauvage et le tendre. Je voulais protéger quelqu’un, quelque chose. Psychologue. Pour redonner aux autres les rênes de leur vie. Sage-femme, pour être une passeuse d’âme. Je voulais créer, fabriquer du beau, aider les gens en leur offrant des espaces oniriques, un peu comme des potions magiques qui leur permettraient de retrouver la capacité de s’émerveiller.

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∴ Qu’est-ce qui m’inspirait ?

La musique. Je pouvais rester des heures durant allongée sur le sol de ma chambre, à écouter le même morceau en boucle, jusqu’à avoir entendu chaque note, chaque instrument, et le connaître par cœur. Tout comme je pouvais passer des heures à jouer la même partition, enveloppée dans le son de mon piano comme dans une couverture. Et grâce à la musique, mes idées fusaient.

Les livres. Si j’aimais tant en écrire, c’est que j’aimais aussi en lire. Les contes, les histoires un peu étranges, fantasques ou absurdes étaient le carburant de mon imagination.

Les émotions. Plus je ressentais, plus je pouvais créer, mettre mon esprit en expansion. Découvrir, apprendre, comprendre. Disséquer les réactions, les expériences, et en tirer le substrat qui me permettrait de ne jamais perdre l’inspiration et l’envie d’inventer.

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Alors, qui suis-je, que suis-je censée faire ? Le monde attend de nous que nous apprenions à briller, à devenir au maximum nous-mêmes pour que notre lumière touche et réchauffe ce et ceux qui nous entourent et leur permette de briller à leur tour. Nous ne pouvons le faire qu’en écoutant notre cœur et en nourrissant nos rêves. C’est grâce à eux, que nous nous sentons vivants.

À votre tour, répondez à ces trois questions. Trouvez vos talents à vous, renouez avec vos premières aspirations et retrouvez le carburant qui vous inspirait et vous permettait d’oser être vous-mêmes à 99,99%. Une fois ces petits cailloux en main, repartez à votre propre reconquête.

Écrire, protéger la nature, guider.
Je me relève et je reprends la route, pour redevenir cette fille-louve.
Et vous ?

J’espère qu’à travers ces trois questions vous pourrez vous aussi (re)trouver votre voie !
A très vite les loups,
Alice & Shiva

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et si tu veux entrer un peu plus dans mon monde et échanger des brins d’inspiration
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Photo © Annie Spratt

20 réflexions sur “La fille-louve : trouver sa voie grâce à ses rêves d’enfant

  1. Sublime ce que tu as écris et les conseils que tu donnes! J’ai tout visualisé en te lisant! Je vois encore une fois qu’on a beaucoup de points communs et que nous étions le même genre de petites filles. Ce n’est pas pour rien que l’on se retrouve toutes les deux chacune après quelques détours, sur un chemin spirituel similaire et que nous nous intéressons aux même choses 😉 Je t’embrasse et je suis heureuse d’en avoir appris un peu plus sur toi 🙂

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  2. Un très beau texte, riche d’enseignements.
    De mon côté, mon parcours s’est plutôt déroulé ainsi : enfance, adolescence, vie d’adulte qui ne me convenait pas après études toutes tracées. Re-adolescence au bout de quelques années, comme pendant mon adolescence je redécouvrais le yoga, le végétarisme, ma nature de métalleuse qui s’assume ^^. Et plus récemment, j’ai démissionné de mon travail pour voyager, et ai vécu de nombreux moments me renouant avec mon enfance : comme toi la réalisation que je veux écrire (mes premiers souvenirs !), être proche de ma famille, de la nature. Je tends de plus en plus vers ça aujourd’hui. Merci encore pour cet article qui m’a fait avancer un peu plus loin dans la direction de mes rêves !

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    • Merci beaucoup !
      Et merci du partage de ton parcours. Parfois on fait des allers-retours qui nous permettent d’avancer au final, tu as pris des décisions courageuses en tout cas et je ne peux que te souhaiter d’aller encore plus vers tes aspirations 🙂

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  3. Quel joli texte! Je me suis sentie très sereine en te lisant, comme si on me racontait une histoire! Tes trois questions sont d’une importance…peu importe où on est dans notre vie. On est dans une société tellement centrée sur la performance, la richesse, la réussite qu’on oublie souvent pourquoi on vit…Merci pour ta réflexion!

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    • En effet ce sont des questions qu’on n’oublie car pour mesurer notre bonheur nous avons l’habitude de mesurer notre réussite telle qu’elle est dictée par notre société : classe sociale, carrière professionnelle, salaire, signes externes de richesse. Au détriment de questions plus intérieures, qui ont elles aussi leur importance… ! Merci pour ton message 🙂

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  4. Il faudrait que je me pose pour y réfléchir vraiment. Je suis tellement dans une spirale infernale en ce moment que j’ai du mal à être calme et à me poser… J’ai l’impression que ton éveil spirituel a commencé tôt, comment ça t’es venu ? Est-ce que cela vient de toi-même ou bien dans ta famille ? Je trouve ça magnifique d’en prendre conscience si jeune !

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    • Hello Salomé ! C’est justement dans les moments où l’on se sent pris dans des spirales que ce genre de choses est vraiment bénéfique. Mais c’est très compliqué de se poser, je le sais, je l’ai vécu aussi !
      Je dirais plutôt que ma connexion à la nature a toujours été là, très certainement parce que j’ai grandi à la campagne, que j’étais tout le temps dehors et que sinon je lisais des histoires avec des animaux. Ca ne vient donc pas particulièrement de ma famille, même s’ils ne sont pas fermés à ça. Ma spiritualité a vraiment éclos plus tard par contre 🙂

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  5. Ton article m’a transportée ! Au fur et à mesure que je te lisais, je me suis rendue compte que je ne m’étais jamais posée ces questions-là, pas parce que je me suis éloignée de mes rêves d’enfant, mais au contraire, parce que je m’y suis toujours accrochée. Je réalise que c’est une vraie chance de faire aujourd’hui ce que j’ai toujours rêvé de faire étant enfant et que tout cela se soit fait sans questionnement, comme une évidence !
    Merci pour ce magnifique article !

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  6. On oublie trop souvent de revenir sur nos rêves d’enfant. Ton texte ma transporte dans mes rêves également. Et j’en reviens satisfaite de voir que je nai pas trahi l’enfant que j’étais. Et ça fait du bien de oe savoir. Merci pour ce voyage.

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